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Nouvelles

05-01-2018

Voir à travers l'écran de fumée de l'industrie du tabac

 

GENÈVE – Nous savons tous à quel point le tabac est mauvais, qu'il tue des millions de gens chaque année et combien il nuit à la santé de tant d'autres. Nous savons également que les producteurs de tabac nous ont uniformément menti au sujet de la nocivité de leurs produits.

Mais à présent, l'industrie du tabac est elle-même forcée d'énoncer les faits publiquement. Après avoir perdu une série d'appels auprès d'une cour fédérale en 2006 aux États-Unis, quatre compagnies ont été forcées de révéler la vérité derrière des années de marketing trompeur, en publiant des annonces contenant des « déclarations rectificatives » dans les journaux et à la télévision. Ces déclarations publiques reconnaissent que les compagnies Philip Morris USA, RJ Reynolds Tobacco, Lorillard et Altria avaient connaissance des dommages causés par leurs produits mais qu'elles ont tout de même continué à les commercialiser.

Mais les tribunaux ne sont pas les seuls à agir contre l'industrie du tabac. La décision récente de la banque française BNP Paribas de mettre un terme au financement  des compagnies de tabac - notamment des producteurs, des grossistes et des revendeurs - n'est en définitive que le dernier indice que la santé publique est finalement est prioritaire par rapport aux intérêts commerciaux.

Nous ne devons pas croire pour autant que ces confessions attendues de longue date impliquent que cette industrie traverse une période de catharsis altruiste. Elles sont le résultat de la pression combinée du système judiciaire des États-Unis, des défenseurs de la lutte contre le tabagisme et du poids considérable des preuves contre le marketing fallacieux de l'industrie du tabac sur ses produits « blonds » et « doux ». Ils doivent être considérés comme un avertissement : ce secteur n'a pas été digne de notre confiance par le passé, il ne faut donc pas présager de sa conduite vertueuse à l'avenir.

Même actuellement, ces mêmes compagnies du tabac font de la publicité pour des produits qu'elles déclarent être moins nocifs - comme des dispositifs « qui chauffent sans brûler » , qui vaporisent le tabac pour produire un aérosol contenant de la nicotine - et en finançant des groupes de tête qui travaillent prétendument pour un monde sans tabac. Le monde a été témoin de tactiques semblables ailleurs, en Uruguay et en Australie, où les compagnies du tabac entament des poursuites judiciaires coûteuses contre la règlementation légitime de ses produits mortels. En dépit de telles pertes, cette industrie continuera sans aucun doute à rechercher de nouvelles manières de s'opposer aux restrictions anti-tabac.

Bien sûr, l’ordonnance judiciaire de diffusion de « déclarations rectificatives » dans des médias américains représente une victoire pour la vérité. Elle apporte une conclusion à une action en justice importante du Département de la Justice américain, classé en 1999 au titre de la « Loi sur les organisations influencées par le racket et la corruption » (RICO) et qui a été partiellement non résolue,  jusqu'en octobre 2017, durant une décennie d'appels et de disputes légales suite à la décision de 2006.

Les rapports détaillent les effets de santé mortels du tabagisme et du tabagisme passif, notamment le fait que les cigarettes pauvres en goudron et les cigarettes « légères » ne sont en aucun cas moins nocives que les cigarettes normales ; que ce tabagisme et cette nicotine entraînent une forte dépendance ; et que les cigarettes sont « intentionnellement » modifiées « pour maximiser l'ingestion de nicotine. »

Même les fabricants de cigarettes admettent que leurs produits contribuent à 1 200 décès quotidiens aux États-Unis. Autour du monde, l'usage du tabac tue plus de sept millions de personnes par an.

C'en est trop : à ce moment critique, nous ne devons pas laisser mourir cette mobilisation. Les gouvernements et les organismes de santé comme le nôtre sont en guerre contre l'industrie de tabac et nous continuerons de combattre jusqu'à que notre victoire contre l'industrie du tabac.

Si les dirigeants nationaux, les ministres de la santé et les financiers se demandent jusqu'où ils doivent aller dans la réglementation des produits du tabac, les aveux de l'industrie du tabac, ainsi que les hésitations des investisseurs leur ont fourni une réponse : aussi loin qu'il le faudra. Les gouvernements font face à un impératif moral et légal d'employer les mesures les plus fortes possibles pour protéger leurs citoyens contre le tabac.

Un pas dans la bonne direction serait que davantage de gouvernements mettent en application des engagements inscrits dans la Convention-cadre pour la lutte anti-tabac de l'Organisation Mondiale de la Santé (FCTC). LA FCTC de l'OMS fournit des directives en matière de fiscalité sur le tabac, sur la sensibilisation et l'éducation du public et sur les avertissements figurant sur les emballages. Ces mesures ont aidé à sauver des millions des vies durant la dernière décennie, sans parler des centaines de milliards de dollars en coûts de santé.

Mais nous pouvons faire mieux. C'est pourquoi nous invitons les gouvernements du monde entier à renforcer la mise en œuvre de la FCTC de l'OMS en accélérant l'action sur les politiques de contrôle du tabac « MPOWER » - des mesures prévues pour renforcer la mise en œuvre de la FCTC de l'OMS au niveau des pays. Ensemble, ces cadres représentent la meilleure défense des pays contre l'industrie du tabac.

En outre, les gouvernements doivent approuver le Protocole sur le commerce illicite des produits du tabac, qui vise à empêcher le commerce illicite, notamment la contrebande. Bien que 33 pays et l'Union européenne aient signé le protocole, ce dernier a besoin du soutien de sept gouvernements supplémentaires avant de pouvoir entrer en vigueur.

Enfin, en prévision de la  Table ronde de haut niveau sur les maladies transmissibles de l'ONU en 2018, les chefs de gouvernement doivent être préparés à démontrer leur engagement à protéger leurs citoyens contre les maladies cardiaques et pulmonaires, le cancer et le diabète, en soutenant des contrôles plus stricts sur le tabac.

Suite à ses récents aveux, l'industrie du tabac a été forcée de révéler sa vraie nature. Bien qu'à contrecœur, ces compagnies nous tous ont invités à rejeter leurs produits. Nous pensons qu'il est temps de les prendre au mot sur ce point.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, ancien ministre des Affaires étrangères de l'Éthiopie, directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé.

Source: https://www.project-syndicate.org/commentary/big-tobacco-corrective-statements-by-tedros-adhanom-ghebreyesus-and-tabar-ram-n-v-zquez-2017-12

08-09-2014

Chicha-Stylo, nouvelle star de nos cours d'éc

Chicha-Stylo, nouvelle star de nos cours d'écoles

S.P. Publié le - Mis à jour le 

SANTÉ
 

Cette chicha portable fait en effet un tabac dans nos cours d'écoles. Le phénomène vient des Pays-Bas et peut s'acheter librement sur internet entre autre. 

Le chicha-stylo ressemble à une cigarette mais ne contient pas de nicotine. Cette chicha est portable et électronique, elle propose également différentes couleurs ainsi que différents goût fruités tels que la pomme,  la fraise, la pêche, la pastèque, etc.

Le problème vient du fait qu'il incite justement les jeunes à commencer à fumer, certes elle ne contient pas de nicotine et nous n'inhalons que de la vapeur d'eau aromatisée, mais l'action est la même que lorsque nous fumons une cigarette. D'ailleurs l'organisation néerlandaise STIVORO la qualifie de "cigarette d'entraînement". Elle ajoute: "Un enfant qui prend l'habitude de fumer le chicha-stylo, ne manquera vraisemblablement pas de passer à la phase suivante : fumer des cigarettes."

Etant donné qu'il ne contient aucun des éléments nocifs que peut contenir une cigarette, le chicha-stylo ne jouit d'aucune restriction législative relative au tabac, donc celui-ci peut être vendu aux jeunes de moins de 16 ans. Il est également vendu chez les détaillants spécialisés en tabac ce qui facilite donc l'exposition des jeunes au tabagisme.D'ailleurs, la ministre de la Santé publique Laurette Onkelinx souhaite réguler la loi afin d'interdire la vente aux mineurs, mais vu qu'il ne contient pas de tabac, cela semble très compliqué! 

Annelies Vermeulen, de l'athénée de Louvain, déplore ce nouveau venu: "Nous savons que le chicha-stylo ne contient pas de goudron ou de nicotine, mais le fait que la fumée est inhalée ne peut être bon pour la croissance de l'enfant. En outre, cela permet aux jeunes d'apprendre à fumer beaucoup plus tôt. Et c'est ce que nous voulons absolument éviter."

Nous avons contacté différentes écoles à Bruxelles et en Wallonie dont la plupart ont semblé découvrir le phénomène lorsque nous leur avons expliqué. Ces écoles ne semblent pas prévoir des mesures spécifiques... Du moment qu'aucun élève ne "fume" en classe.  

 

30-06-2014

L'arrêt du tabac diminue le stress

LE BONHEUR RETROUVÉ À L’ARRÊT DU TABAC : UNE RÉALITÉ

le sevrage tabagique n'augmente pas la dépression et l'anxiété, bien au contraire

Article publié par Isabelle Eustache le 17/02/2014


Le bonheur retrouvé à l’arrêt du tabac : une réalité

Selon une étude britannique, l’arrêt du tabac s’accompagne en quelques semaines d’une impression de bonheur et de meilleure santé mentale, qui peut être comparée à celle obtenue avec des antidépresseurs.

De quoi motiver à l’arrêt plus d’un fumeur en mal de tabac.

 

La qualité de vie psychologique de l’ex-fumeur s’améliore aussi

 

La santé mentale est meilleure chez les fumeurs sevrés que chez ceux qui ont continué à fumer. 
Telle est la conclusion de cette étude britannique qui a comparé la santé mentale des fumeurs à celle d’un groupe de sujets ayant arrêté de fumer depuis 6 semaines.

Au total 26 publications ont été analysées, comprenant des fumeurs âgés en moyenne de 44 ans, fumant en moyenne une vingtaine de cigarettes par jour et modérément dépendants. On constate ainsi chez les ex-fumeurs une diminution des troubles dépressifs, de l’anxiété, du stress, un meilleur optimisme et un bien-être général associé à une amélioration de la qualité de vie, par rapport à ceux qui ont poursuivi leur tabagisme.

Les chercheurs assimilent l’effet de l’arrêt du tabac à celui des médicaments contre les troubles de l’humeur et l’anxiété.

 

La fin d’une idée reçue sur le tabac

 

Le tabac est perçu à tort comme un agent anti-anxiété. 
En effet, les fumeurs calment leur stress par la prise d’une cigarette. Mais ce qu’ils oublient, c’est que cette anxiété est générée par la dépendance liée à la cigarette.

En conclusion, passé les premiers jours, voire les premières semaines, l’arrêt du tabac est non seulement bénéfique pour le système cardiorespiratoire et en termes de prévention des cancers, mais également pour la santé mentale.

Que les fumeurs se rassurent, le sevrage est une aventure avantageuse à tout point de vue !

Sources : BMJ, 17 février 2014, https://www.bmj.com/press-releases/2014/02/13/stopping-smoking-linked-improved-mental-health.