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Nouvelles

14-12-2020

Allen Carr est partenaire avec l'OMS-Campagne mondiale arrêter de fumer.

 

Allen Carr est partenaire avec L’OMS dans une campagne d’un an pour aider 100 millions de personnes à arrêter de fumer

L’OMS donne aujourd’hui le coup d’envoi d’une campagne mondiale d’un an pour la Journée mondiale sans tabac 2021 — « S’engager à arrêter pendant la COVID-19 », en lançant sur WhatsApp le nouveau Défi « J’arrête de fumer » et en publiant « Plus de 100 raisons d’arrêter de fumer ». 

La pandémie de COVID-19 a poussé des millions de consommateurs de tabac à dire qu’ils voulaient arrêter de fumer. Cette campagne s’appuiera sur des groupes d’anciens consommateurs pour apporter un soutien à au moins 100 millions de personnes qui s’efforcent de renoncer au tabac. 

« S’engager à arrêter pendant la COVID-19 » contribuera à mettre en place des environnements plus sains et propices à l’abandon du tabac en préconisant des politiques fortes en la matière, en améliorant l’accès aux services de sevrage tabagique, en sensibilisant aux tactiques de l’industrie du tabac et en donnant aux consommateurs de tabac les moyens de réussir à arrêter de fumer au moyen d’initiatives « gagner à arrêter ». 

L’OMS, en collaboration avec ses partenaires, créera et renforcera des communautés en ligne où les gens peuvent trouver le soutien social dont ils ont besoin pour arrêter de fumer. L’attention portera avant tout sur les pays fortement touchés* où vivent la majorité des consommateurs de tabac dans le monde. 

L’OMS se félicite des nouvelles contributions de partenaires, notamment d’entreprises du secteur privé qui ont offert leur soutien comme Allen Carr’s Easyway, Amazon Web Services, Cipla, Facebook, GlaxoSmithKline, Google, Johnson & Johnson, Praekelt Foundation, Soul Machines et WhatsApp. 

Il est difficile d’arrêter de fumer, surtout avec les facteurs supplémentaires de stress social et économique qui apparaissent du fait de la pandémie. Dans le monde, environ 780 millions de personnes disent vouloir arrêter de fumer, mais 30 % d’entre elles, seulement, ont accès aux outils qui peuvent les aider à y parvenir. En collaboration avec ses partenaires, l’OMS fournira aux personnes concernées les outils et les ressources dont elles ont besoin pour réussir leur tentative de sevrage. 

« Le tabagisme tue huit millions de personnes par an, mais si les consommateurs cherchent une motivation pour mettre fin à cette habitude, la pandémie peut les y encourager », indique le Directeur général de l’OMS, le DTedros Adhanom Ghebreyesus.

L’OMS a publié un document d’information scientifique plus tôt cette année montrant que les fumeurs avaient un risque plus élevé de développer une forme grave de la COVID-19 ou d’en mourir. Le tabac est également un facteur de risque majeur de maladies non transmissibles comme les maladies cardiovasculaires, les cancers, les maladies respiratoires et le diabète. En outre, les personnes vivant avec ces pathologies sont davantage exposées aux formes graves de la COVID-19. 

Des outils d’aide au sevrage seront mis en œuvre dans le cadre de la campagne à l’échelle mondiale et régionale. Accessible à tout moment, l’agent de santé numérique de l’OMS est là pour aider les gens à arrêter de fumer. Il est disponible en anglais et le sera bientôt en arabe, en chinois, en espagnol, en français et en russe. 

« Des millions de personnes dans le monde veulent arrêter de fumer — nous devons saisir cette occasion et investir dans les services qui les aideront à y parvenir. Dans un même temps, nous exhortons chacun à prendre ses distances avec l’industrie du tabac et ses intérêts », déclare le Dr Rüdiger Krech, Directeur du Département Promotion de la santé. 

Pour créer des environnements qui incitent à arrêter de fumer, l’OMS a travaillé avec des partenaires et des pays du monde entier pour mettre en œuvre des mesures de lutte antitabac qui réduisent efficacement la demande de tabac. 

L’OMS appelle tous les gouvernements à veiller à ce que leurs citoyens aient accès à de conseils courts, à des services téléphoniques gratuits et à des services mobiles et numériques d’aide au sevrage, à des substituts nicotiniques et à d’autres outils qui ont fait leurs preuves pour aider les gens à arrêter de fumer. De services solides d’aide au sevrage concourent à l’amélioration de la santé, sauvent des vies et économisent de l’argent. 

Voir le communiqué de presse complet

 

 

 

 

05-01-2018

Voir à travers l'écran de fumée de l'industrie du tabac

 

GENÈVE – Nous savons tous à quel point le tabac est mauvais, qu'il tue des millions de gens chaque année et combien il nuit à la santé de tant d'autres. Nous savons également que les producteurs de tabac nous ont uniformément menti au sujet de la nocivité de leurs produits.

Mais à présent, l'industrie du tabac est elle-même forcée d'énoncer les faits publiquement. Après avoir perdu une série d'appels auprès d'une cour fédérale en 2006 aux États-Unis, quatre compagnies ont été forcées de révéler la vérité derrière des années de marketing trompeur, en publiant des annonces contenant des « déclarations rectificatives » dans les journaux et à la télévision. Ces déclarations publiques reconnaissent que les compagnies Philip Morris USA, RJ Reynolds Tobacco, Lorillard et Altria avaient connaissance des dommages causés par leurs produits mais qu'elles ont tout de même continué à les commercialiser.

Mais les tribunaux ne sont pas les seuls à agir contre l'industrie du tabac. La décision récente de la banque française BNP Paribas de mettre un terme au financement  des compagnies de tabac - notamment des producteurs, des grossistes et des revendeurs - n'est en définitive que le dernier indice que la santé publique est finalement est prioritaire par rapport aux intérêts commerciaux.

Nous ne devons pas croire pour autant que ces confessions attendues de longue date impliquent que cette industrie traverse une période de catharsis altruiste. Elles sont le résultat de la pression combinée du système judiciaire des États-Unis, des défenseurs de la lutte contre le tabagisme et du poids considérable des preuves contre le marketing fallacieux de l'industrie du tabac sur ses produits « blonds » et « doux ». Ils doivent être considérés comme un avertissement : ce secteur n'a pas été digne de notre confiance par le passé, il ne faut donc pas présager de sa conduite vertueuse à l'avenir.

Même actuellement, ces mêmes compagnies du tabac font de la publicité pour des produits qu'elles déclarent être moins nocifs - comme des dispositifs « qui chauffent sans brûler » , qui vaporisent le tabac pour produire un aérosol contenant de la nicotine - et en finançant des groupes de tête qui travaillent prétendument pour un monde sans tabac. Le monde a été témoin de tactiques semblables ailleurs, en Uruguay et en Australie, où les compagnies du tabac entament des poursuites judiciaires coûteuses contre la règlementation légitime de ses produits mortels. En dépit de telles pertes, cette industrie continuera sans aucun doute à rechercher de nouvelles manières de s'opposer aux restrictions anti-tabac.

Bien sûr, l’ordonnance judiciaire de diffusion de « déclarations rectificatives » dans des médias américains représente une victoire pour la vérité. Elle apporte une conclusion à une action en justice importante du Département de la Justice américain, classé en 1999 au titre de la « Loi sur les organisations influencées par le racket et la corruption » (RICO) et qui a été partiellement non résolue,  jusqu'en octobre 2017, durant une décennie d'appels et de disputes légales suite à la décision de 2006.

Les rapports détaillent les effets de santé mortels du tabagisme et du tabagisme passif, notamment le fait que les cigarettes pauvres en goudron et les cigarettes « légères » ne sont en aucun cas moins nocives que les cigarettes normales ; que ce tabagisme et cette nicotine entraînent une forte dépendance ; et que les cigarettes sont « intentionnellement » modifiées « pour maximiser l'ingestion de nicotine. »

Même les fabricants de cigarettes admettent que leurs produits contribuent à 1 200 décès quotidiens aux États-Unis. Autour du monde, l'usage du tabac tue plus de sept millions de personnes par an.

C'en est trop : à ce moment critique, nous ne devons pas laisser mourir cette mobilisation. Les gouvernements et les organismes de santé comme le nôtre sont en guerre contre l'industrie de tabac et nous continuerons de combattre jusqu'à que notre victoire contre l'industrie du tabac.

Si les dirigeants nationaux, les ministres de la santé et les financiers se demandent jusqu'où ils doivent aller dans la réglementation des produits du tabac, les aveux de l'industrie du tabac, ainsi que les hésitations des investisseurs leur ont fourni une réponse : aussi loin qu'il le faudra. Les gouvernements font face à un impératif moral et légal d'employer les mesures les plus fortes possibles pour protéger leurs citoyens contre le tabac.

Un pas dans la bonne direction serait que davantage de gouvernements mettent en application des engagements inscrits dans la Convention-cadre pour la lutte anti-tabac de l'Organisation Mondiale de la Santé (FCTC). LA FCTC de l'OMS fournit des directives en matière de fiscalité sur le tabac, sur la sensibilisation et l'éducation du public et sur les avertissements figurant sur les emballages. Ces mesures ont aidé à sauver des millions des vies durant la dernière décennie, sans parler des centaines de milliards de dollars en coûts de santé.

Mais nous pouvons faire mieux. C'est pourquoi nous invitons les gouvernements du monde entier à renforcer la mise en œuvre de la FCTC de l'OMS en accélérant l'action sur les politiques de contrôle du tabac « MPOWER » - des mesures prévues pour renforcer la mise en œuvre de la FCTC de l'OMS au niveau des pays. Ensemble, ces cadres représentent la meilleure défense des pays contre l'industrie du tabac.

En outre, les gouvernements doivent approuver le Protocole sur le commerce illicite des produits du tabac, qui vise à empêcher le commerce illicite, notamment la contrebande. Bien que 33 pays et l'Union européenne aient signé le protocole, ce dernier a besoin du soutien de sept gouvernements supplémentaires avant de pouvoir entrer en vigueur.

Enfin, en prévision de la  Table ronde de haut niveau sur les maladies transmissibles de l'ONU en 2018, les chefs de gouvernement doivent être préparés à démontrer leur engagement à protéger leurs citoyens contre les maladies cardiaques et pulmonaires, le cancer et le diabète, en soutenant des contrôles plus stricts sur le tabac.

Suite à ses récents aveux, l'industrie du tabac a été forcée de révéler sa vraie nature. Bien qu'à contrecœur, ces compagnies nous tous ont invités à rejeter leurs produits. Nous pensons qu'il est temps de les prendre au mot sur ce point.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, ancien ministre des Affaires étrangères de l'Éthiopie, directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé.

Source: https://www.project-syndicate.org/commentary/big-tobacco-corrective-statements-by-tedros-adhanom-ghebreyesus-and-tabar-ram-n-v-zquez-2017-12